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Présentation.

  • : Zeblug !
  • : 24/05/2008
  • zeblug
  • : "La vie est la farce à mener par tous" - Arthur Rimbaud.
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Petites infos perso.

Laure, 22 ans dont un paquet de bêtises.

Donc... je suis étudiante en troisième année de lettres modernes juste pour le plaisir, je joue de la guitare classique à mes heures perdues (les pauvres...) et si je devais aimer quelque chose, ce serait :
lire,  parler, le ciné,  écrire,  le Japon,  les mangas, Rimbaud,  la nature,  les langues,  cuisiner,  le chocolat,  la musique,  l'ananas, Giono,  l'orange,  les pandas, Harry Potter,  les dramas,  la peinture,  les roses,  la vie,  apprendre, voyager...


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Pingouins pot de colle. ^^

Mon ciné 2008.



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Jeudi 16 octobre 2008
              


1) indiquer le règlement :

Il suffit de lire ce qui suit et de faire ce qui est dit.



2) indiquer la personne qui vous a taggué

Samom, l'homme du cinéma d'overblog qui en plus a de bon choix de lecture. Merci à toi, le principe est plutôt sympa. ^^






3) Choisir un livre et indiquer son titre, l'auteur, l'éditeur et l'année :

"Un roi sans divertissement", de Jean Giono (que ceux qui savaient à l'avance que je prendrai celui là lèvent la main... hi hi) L'éditeur c'est Gallimard (personne n'est parfait...) et l'année 1948.

Faire un résumé de ce petit bijou est un véritable défi : c'est à la fois l'histoire d'un meurtrier, de plusieurs victimes, d'un justicier... et puis aussi l'histoire d'un arbre qui est juste là où il faut quand il faut. Il y a des loups aussi, beaucoup (des loups-hommes et des hommes-loups), il y a de la neige, quelques gouttes de sang.

C'est une véritable peinture du genre humain, pour moi une vraie révélation.


4) ouvrir à la page 123 et recopier les phrases à partir de la cinquième ligne, les cinq lignes suivantes :

"Puis, on nous l'emporta dans la descente, vers Saint-Baudille. Le jour se levait. Car, tout ceci se passait dans l'aube fumeuse de sept heures du matin, dans l'odeur des feux de pignes que nos femmes allumaient aux âtres."

(j'ai même pas fait exprès, mais les 5 lignes correspondent vraiment à cette phrase. Tout pile poil. ^^)


5) citer 4 lecteurs dont vous aimeriez connaître les lectures :

Mymy, GriffSoso (qui ne pourra pas puisqu'elle est loing loing vers la Chine...), et Laura.


6) les avertir sur leur blog respectif par un commentaire :

Je le fais tout de suite. En attendant, bonnes lectures à tous !
Par Lya - Publié dans : petites lectures
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Mardi 14 octobre 2008

Je suis en ce moment plongée dans cette œuvre poétique de la deuxième moitié du XVIème siècle, écrite par Maurice Scève (1501 - 1564). Evidemment, c'est une lecture pour la fac.



Scève est un bonhomme qui a marqué son époque par sa présence dans la vie culturelle et politique de Lyon, sa ville de naissance. Il y tint plusieurs postes de responsable, qui l'a fait connaître et aimé du public avant même de publier quoique ce soit.



C'est en 1543, qu'il se retire un peu à la campagne pour méditer sur un amour qu'il vit à sens unique. De ces méditations douloureuses, ponctuées par la mort de la femme qu'il aimait, justement, vont ressortir Délie, entièrement écrit pour cet amour malheureux.



Par la suite, il va revenir un peu sur le devant de la scène à Lyon, en organisant des fêtes, une venue du roi, etc... et il finira par être désigné comme le poète officiel de la cour. Après un hommage qu'il rend à Louise Labbé en 1555, on perd sa trace, tant physiquement que littérairement.




Ce sont les symbolistes du XIXème qui le feront renaître en le portant aux nues.



Au début de ma lecture, j'ai été légèrement agacée par cet étalage de sentiments, d'amour triste, d'appel à la mort et d'apostrophe à Cupidon. Mais petit à petit, on se prend au rythme des vers, le ton nous touche, et le poète obtient ce qu'il recherche : notre attention et notre pitié.


Tous les poèmes sont construits sur le même schéma dont voici un exemple que j'ai particulièrement apprécié :



                                    "Quand l'œil aux champs est d'éclairs ébloui,
                                    Lui semble nuit quelque part qu'il regarde,
                                    Puis peu à peu de clarté réjoui, 
                                    Des soudains feux du Ciel se contregarde.
                                           Mais moi, conduit dessous la sauvegarde
                                    De cette tienne et unique lumière
                                    Qui m'offusqua ma liesse première
                                    Par tes doux rais aiguement suivis,
                                    Ne me perds plus en vue coutumière.
                                    Car seulement pour t'adorer je vis."

 


Le style est vieux, il est de l'époque de Ronsard, ne l'oublions pas. Mais avec cet extrait, qui n'est autre que le poème XXIV, on comprend mieux pourquoi les symbolistes ont prit Scève comme l'un de leur modèle.


La façon qu'il a de décrire l'éblouissement amoureux, en le comparant à celui du soleil et du ciel est tout simplement ravissante. Une découverte plutôt sympa finalement. ^^

Par Lya - Publié dans : petites lectures
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Mardi 14 octobre 2008
Chose promise, chose due : j'ai vu le film il y a quelques jours, j'en fais donc un article.





Plus qu'un film, tout le monde parlait "du dernier Woody Allen". On n'allait pas voir le film, ni les acteurs, mais la dernière production d'un homme qui a toujours su étonner son public (un peu comme lorsqu'un Christophe Honoré ou un Tim Burton sort...). Il y a ainsi certaines valeurs sûres du cinéma auxquelles on se fie les yeux fermés.

Une vraie chance pour moi : après avoir été forcée de voir plusieurs fois la bande annonce en VF en pré-séance à d'autres films, un cinéma de Dijon a sortit Vicky, Cristina, Barcelonaen VO le jour J : le Devosge (le même ciné qui sort à chaque fois, avec ma plus grande bénédiction, les Harry Potter en VO également...). Et heureusement, car les voix françaises ne me disaient absolument rien qui vaille.




Trois acteurs (que dis-je trois... quatre...), mais surtout trois : Javier Bardem (toujours aussi présent sur l'écran, par ses attitudes posées et fortes à la fois, je l'ai trouvé mille fois mieux que dans le dernier film que j'ai vu avec lui, à savoir Les Fantômes de Goya), Scarlett Johansson, que j'étais restée trop longtemps sans voir et qui décidément me plaît beaucoup, et Pénélope Cruz, dont je suis de toute façon une admiratrice invétérée depuis que Pedro Almodovar a mis la main sur elle (tenez, encore un réalisateur dont on va voir les films les yeux fermés... à croire que les gens talentueux savent se trouver...).

Ce sont ces trois acteurs qui tiennent le film, qui font l'importance des séquences les plus belles, par leur charisme à tous les trois, par leur beauté, leur voix. Quand il n'y en a que deux, quelque chose manque, quand ils sont là les trois, on sent l'harmonie qui se détache soudain de leur vie.



Et puis il y a Rebecca Hall, bien sûr. Ravissante dans son rôle, qui fait le lien (et un lien fort)entre Cristina - Johansson et Juan Antonio - Bardem ; entre la vraie vie, et la vie rêvée qui nous échappe, qui nous fait peur.

C'est exactement ça : Woody Allen nous offre un tableau d'un extrait de vie qui ne pouvait être qu'un extrait. Une sorte de fantasme impossible à réaliser trop longtemps. On aimerait pourtant, que tout continue entre les trois personnages, on comprend difficilement le départ de Cristina...




Mais ce n'était qu'une parenthèse, la plus belle qui soit, certes, mais parenthèse malgré tout.


Finalement, en y réfléchissant bien, il y a même cinq acteurs importants : le dernier étant Christopher Evan Welch. Ne le cherchez pas à l'écran, c'est lui qui fait le narrateur, la voix off qui relie chaque scène précautionneusement découpée par le réalisateur.

C'est lui qui va malheureusement me faire dire qu'à la fin du film, je suis restée sur ma faim. Oui les images sont belles, oui l'histoire est splendide, oui les acteurs sont merveilleux et touchant au plus profond de notre être, mais je reste déçue par ce narrateur, cette voix qui me forçait à quitter le rêve à chaque fois, qui me forçait à me reconcentrer (ou plutôt me déconcentrer...) sur autre chose que des sentiments et de la beauté.

C'était comme une brisure à chaque fois que le récitant reprenait la parole. Vicky, Cristina, Barcelona, c'est une histoire magnifique, racontée superbement, mais racontée trop vite. Remplacer des images par un texte explicatif à chaque fois m'a donné l'impression que Woody Allen ne voulait pas s'éterniser, voulait aller vite, à l'essentiel, à la rupture.

Évidemment, l'effet est réussi : on arrive vite, on ne reste pas dans le rêve, dans la vie d'artiste, le retour à la réalité est imminent. Et c'est dommage, j'aurai aimé y croire plus longtemps, avec plus de ferveur.

C'est presque tyrannique de nous offrir de si belles scènes, de si belles images, et de nous couper notre élan avec une voix qui vient gentiment nous expliquer ce qu'il va se passer !




Mais ce point négatif mis à part, le film reste une très belle oeuvre d'art que je vous conseille vivement de voir. ^^
Par Lya - Publié dans : ciné-dvd
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Lundi 13 octobre 2008
Voici quelque chose qui devrait intéresser mon ange cinématographique, j'ai nommé Samom. ^^

Vendredi 17 octobre prochain à 20h30  aura lieu une séance très particulière au Devosge, cinéma fort sympathique de Dijon. En effet, ce sera l'occasion de rencontrer Cédric Anger, réalisateur du film Le tueur, qui est sorti en janvier dernier.

La soirée commencera par la projection du film, puis par une discussion avec Cédric Anger, qui signait là sa première réalisation. Bref, une soirée cinéma qui s'annonce bien...


Par Lya - Publié dans : ciné-dvd
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Lundi 13 octobre 2008

Vous connaissez le film féerique de Tim Burton "Edward aux mains d'argent". Ce conte fabuleux a été adapté pour la scène par un anglais, Matthew Bourne, et la troupe est de passage en ce moment à Paris, au Théâtre du Châtelet, jusqu'au 2 novembre.

Le spectacle a mis 6 ans pour se monter, avoir toutes les autorisations nécessaires et les fonds. Il a fait ses premières apparitions devant le public en 2005, à Londres, où il avait obtenu un franc succès.

Uniquement chorégraphique, ce spectacle utilise comme base la musique du film, signée Danny Elfman. Apparemment, la soirée vaut le détour : entre rêves, peurs, légèreté et émerveillement, Bourne a tout d'un Burton, et Matthew Malthouse d'un Johnny Deep.

A voir !



source : Rosita Boisseau, pour Le Monde.

réservations : 01-40-28-28-40. De 10 € à 90 € sauf vendredi et samedi de 10 € à 105 €.

Par Lya - Publié dans : du blug en perspective
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