La légende raconte qu'un groupe de samouraïs, défilant dans une ville, passa par hasard devant un temple bouddhiste. Là, l'un d'eux aperçut un chat qui avait une attitude étrange. Ce chat, tricolore, semblait les regarder passer avec intelligence.
Le groupe stoppa donc son avancée et commença à discuter sur la présence de cet animal près du portique du temple. C'est alors que le félin leva une patte comme pour se laver. Mais au lieu de ça, il fit un signe aux samouraïs, les invitant à s'avancer vers lui.
De plus en plus intrigué, le groupe fit quelques pas dans la direction du chat. Au même moment, un violent orage éclata et la foudre tomba exactement à l'endroit où se trouvaient les samouraïs.
Attribuant leur survie au signe d'avertissement de leur sauveur, les samouraïs offrirent de nombreux dons au temple bouddhiste qui prospéra rapidement grâce à eux. Voulant également remercier le félin, ils firent tailler des sculptures à l'image et aux couleurs du chat, avec une patte levée.
Ces statues furent appelées Maneki-Neko, ce qui signifie "chat qui invite" (dans le sens de faire venir), mais peut aussi être traduit comme "chat bonheur". La légende donne tout son sens à la présence de ces chats à l'entrée des boutiques : il appelle et invite les clients à entrer, et assure ainsi la bonne fortune de son propriétaire.
Autres versions :
Mes recherches sur ce symbole japonais ont coupé court assez vite malheureusement. Il semble y avoir peu de choses à propos de son origine. Certaines versions disent que ce n'était pas un groupe de samouraïs, mais l'empereur Oda Nobunaga lui-même, ou bien encore Inoue, le suzerain de Hikone, qui passa devant le temple (et il s'agirait du temple bouddhique Gotokuji où il y a en effet de nombreuses offrandes de Maneki-Neko).
Une autre histoire raconte que le premier Maneki-Neko avait été offert par un client à la courtisane Usugumo. En effet, celle-ci avait un chat qui, un soir, ne cessait de tirer sur son kimono. Le propriétaire de l'hôtel où elle logeait en eut assez et fit décapiter le chat. La tête sauta et frappa un serpent qui était prêt à mordre la belle Usugumo. C'est pour la consoler de la perte de son chat que le client lui offrit la statue.
Je préfère la version du groupe de samouraïs, moins sanguinolente et plus mignone. En tout cas, ça vaut bien une photo d'un Bobtail, la fameuse race du chat qui, un jour, leva une patte !


Malheureusement, le chat lui fit confiance...