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  • : 24/05/2008
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  • : "La vie est la farce à mener par tous" - Arthur Rimbaud.
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Petites infos perso.

Laure, 22 ans dont un paquet de bêtises.

Donc... je suis étudiante en troisième année de lettres modernes juste pour le plaisir, je joue de la guitare classique à mes heures perdues (les pauvres...) et si je devais aimer quelque chose, ce serait :
lire,  parler, le ciné,  écrire,  le Japon,  les mangas, Rimbaud,  la nature,  les langues,  cuisiner,  le chocolat,  la musique,  l'ananas, Giono,  l'orange,  les pandas, Harry Potter,  les dramas,  la peinture,  les roses,  la vie,  apprendre, voyager...


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Pingouins pot de colle. ^^

Mon ciné 2008.



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petites lectures

Vendredi 29 mai 2009


Une petite merveille de bande dessinée en VIII tomes ! Je le conseille à tous les amoureux du français, des histoires de fers croisés, de pirates et de chasse au trésor. A ceux, aussi, qui aiment les belles histoires d'amour à la fin amor, aux vers déclamés sans faille sur un champ de bataille.


Vous aimez les animaux ? Parfait ! Il y en a aussi. A commencer par les deux héros de cette histoire. Deux gentilshommes, l'âme belle, l'épée au côté, la cape volante, les crocs en avant quand il le faut : il s'agit de Messire Don Lope de Villalobos y Sangrin, d'origine espagnole, et de Messire Armand Raynal de Maupertuis, français pur souche ; respectivement, Loup et Renard.



A eux deux, ils multiplient les actions chevaleresques, les gestes tendres, les attitudes dignes. Toutes les femmes admirent leur noblesse, les hommes leur courage. Et pourtant, le texte de ces Actes, car ainsi est présentée la BD, sous forme de pièce de théâtre, nous donne souvent à rire, d'eux et des autres.



Ils se trompent parfois, créant des situations cocasses, ils ont aussi leurs peurs plus ou moins avouables, et s'ils sont souvent magnifiques, il sont aussi parfois ridicules. De véritables héros humanisés par leur quête d'amour et d'argent.


Mais vous n'aimerez pas que le scénario, écrit par Alain Ayroles, bourré de jeux de mots, d'allusions à Molière, La Fontaine, Cyrano et autres ; vous admirerez aussi les dessins de Jean-Luc Masbou, d'une belle précision, de couleurs vives et de détails comiques.


Un film en couleur, avec moult rebondissements, de galères en galères, et ce, dans les deux sens du terme, cette bande-dessinée est à trouver dans toute bonne bibliothèque qui se respecte, du premier Acte au dernier !



à suivre aussi : "D, Lord Faureston" des mêmes auteurs !
Par Lya
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Jeudi 29 janvier 2009

Il n'y a pas que la fac, donc une petite page de lecture toute simple ne fera de mal à personne. Le film Twilight est sorti il y a quelques temps maintenant, et il a l'air d'avoir un certain succès. Du coup, tout le monde se rue sur les livres pour connaître la suite de l'aventure amoureuse entre Bella, jeune humaine banale, et Edward, beau vampire tout sauf banal, justement.

Je n'avais pas assez de recul pour juger le film, ayant tout juste fini le premier tome lorsque je suis allée le voir, en revanche, je ne peux nier l'attraction ressentie pour les livres. L'histoire est plutôt bien ficelée, les personnages attachants, les légendes passionnantes.

Sur le film je dirai quand même que la bande son est exceptionnelle !

Il y a donc quatre volumes : Fascinaton, Tentation, Hésitation et Révélation.

Le style de l'auteur n'est pas grandiloquent, mais on retrouve un peu la même façon de gérer le récit que dans Harry Potter, ce qui évidemment, n'est pas pour me déplaire. A lire, donc, sans se laisser impressionner par la taille des livres, puisqu'un seul jour ou deux suffit à chaque volume !


Par Lya
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Jeudi 16 octobre 2008
              


1) indiquer le règlement :

Il suffit de lire ce qui suit et de faire ce qui est dit.



2) indiquer la personne qui vous a taggué

Samom, l'homme du cinéma d'overblog qui en plus a de bon choix de lecture. Merci à toi, le principe est plutôt sympa. ^^






3) Choisir un livre et indiquer son titre, l'auteur, l'éditeur et l'année :

"Un roi sans divertissement", de Jean Giono (que ceux qui savaient à l'avance que je prendrai celui là lèvent la main... hi hi) L'éditeur c'est Gallimard (personne n'est parfait...) et l'année 1948.

Faire un résumé de ce petit bijou est un véritable défi : c'est à la fois l'histoire d'un meurtrier, de plusieurs victimes, d'un justicier... et puis aussi l'histoire d'un arbre qui est juste là où il faut quand il faut. Il y a des loups aussi, beaucoup (des loups-hommes et des hommes-loups), il y a de la neige, quelques gouttes de sang.

C'est une véritable peinture du genre humain, pour moi une vraie révélation.


4) ouvrir à la page 123 et recopier les phrases à partir de la cinquième ligne, les cinq lignes suivantes :

"Puis, on nous l'emporta dans la descente, vers Saint-Baudille. Le jour se levait. Car, tout ceci se passait dans l'aube fumeuse de sept heures du matin, dans l'odeur des feux de pignes que nos femmes allumaient aux âtres."

(j'ai même pas fait exprès, mais les 5 lignes correspondent vraiment à cette phrase. Tout pile poil. ^^)


5) citer 4 lecteurs dont vous aimeriez connaître les lectures :

Mymy, GriffSoso (qui ne pourra pas puisqu'elle est loing loing vers la Chine...), et Laura.


6) les avertir sur leur blog respectif par un commentaire :

Je le fais tout de suite. En attendant, bonnes lectures à tous !
Par Lya
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Mardi 14 octobre 2008

Je suis en ce moment plongée dans cette œuvre poétique de la deuxième moitié du XVIème siècle, écrite par Maurice Scève (1501 - 1564). Evidemment, c'est une lecture pour la fac.



Scève est un bonhomme qui a marqué son époque par sa présence dans la vie culturelle et politique de Lyon, sa ville de naissance. Il y tint plusieurs postes de responsable, qui l'a fait connaître et aimé du public avant même de publier quoique ce soit.



C'est en 1543, qu'il se retire un peu à la campagne pour méditer sur un amour qu'il vit à sens unique. De ces méditations douloureuses, ponctuées par la mort de la femme qu'il aimait, justement, vont ressortir Délie, entièrement écrit pour cet amour malheureux.



Par la suite, il va revenir un peu sur le devant de la scène à Lyon, en organisant des fêtes, une venue du roi, etc... et il finira par être désigné comme le poète officiel de la cour. Après un hommage qu'il rend à Louise Labbé en 1555, on perd sa trace, tant physiquement que littérairement.




Ce sont les symbolistes du XIXème qui le feront renaître en le portant aux nues.



Au début de ma lecture, j'ai été légèrement agacée par cet étalage de sentiments, d'amour triste, d'appel à la mort et d'apostrophe à Cupidon. Mais petit à petit, on se prend au rythme des vers, le ton nous touche, et le poète obtient ce qu'il recherche : notre attention et notre pitié.


Tous les poèmes sont construits sur le même schéma dont voici un exemple que j'ai particulièrement apprécié :



                                    "Quand l'œil aux champs est d'éclairs ébloui,
                                    Lui semble nuit quelque part qu'il regarde,
                                    Puis peu à peu de clarté réjoui, 
                                    Des soudains feux du Ciel se contregarde.
                                           Mais moi, conduit dessous la sauvegarde
                                    De cette tienne et unique lumière
                                    Qui m'offusqua ma liesse première
                                    Par tes doux rais aiguement suivis,
                                    Ne me perds plus en vue coutumière.
                                    Car seulement pour t'adorer je vis."

 


Le style est vieux, il est de l'époque de Ronsard, ne l'oublions pas. Mais avec cet extrait, qui n'est autre que le poème XXIV, on comprend mieux pourquoi les symbolistes ont prit Scève comme l'un de leur modèle.


La façon qu'il a de décrire l'éblouissement amoureux, en le comparant à celui du soleil et du ciel est tout simplement ravissante. Une découverte plutôt sympa finalement. ^^

Par Lya
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Mercredi 1 octobre 2008

Pour la fac, je dois relire ce grand classique de la littérature française du XVIIème, et je le fais avec un plaisir sans nom. Il y a tellement de fables ! J'ai l'impression que je ne pourrai jamais me souvenir de chacune.


L'ensemble des fables a été publié entre 1668 et 1694. Les premières (réunies en six livres, avec un prologue-dédicace et un épilogue) étaient à la base écrites pour le Dauphin de l'époque. "Lecture agréable mais aussi sérieuse". Il s'agissait d'éduquer le fils de Louis XIV avec intelligence et finesse.


Les fables suivantes (des livres 7 à 11) ont été pour la majoritées dédiées à Madame de Montespan, la maîtresse de Louis XIV. Plus que des leçons de bonne conduite, elles ont cette fois une réflexion plus poussée sur les problèmes de l'époque.


Le douzième et dernier livre, un peu à part pour les formes différentes que prennent les fables, était dédié cette fois au Duc de Bourgogne (et oui... qui puis-je...), petit-fils du roi. La Fontaine y traite beaucoup plus de mythologie et rappelle parfois quelques points défendus dans les livres précédents.




Mais en vérité, beaucoup des fables ont été largement puisées dans l'imaginaire d'Esope, poète grec de l'Antiquité, et La Fontaine s'est contenté de les mettre au goût du jour et en vers. Evidemment, cela n'ôte aucun mérite à La Fontaine puisque, vraiment, ses fables à lui me semblent souvent plus légères que leurs modèles. Il y a bien d'autres sources d'inspiration : Homère, Guéroult, Haudent, Phèdre, Abstémius, Platon, Horace...

Ainsi que Faërne, un poète latin du XVIème siècle. Voici une comparaison entre les deux auteurs : au-dessus La Fontaine, en dessous, Gabriele Faerno. A vous de juger !

Les oreilles du Lièvre.
 
Un animal cornu blessa de quelques coups
            Le lion, qui plein de courroux,
            Pour ne plus tomber en la peine,
            Bannit des lieux de son domaine
Toute bête portant des cornes à son front.
Chèvres, béliers, taureaux aussitôt délogèrent ;
            Daims et cerfs de climat changèrent :
            Chacun à s'en aller fut prompt.
Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles,
            Craignit que quelque inquisiteur
N'allât interpréter à cornes leur longueur,
Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.
« Adieu, voisin grillon, dit-il ; je pars d'ici :
Mes oreilles enfin seraient cornes aussi ;
Et quand je les aurais plus courtes qu'une autruche,
Je craindrais même encor. » Le grillon repartit :
            « Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ;
            Ce sont oreilles que Dieu fit.
            - On les fera passer pour cornes,
Dit l'animal craintif, et cornes de licornes.
J'aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
            Iront aux Petites-Maisons. »



Le Renard et le Singe.
 

Le lion ayant établi son empire sur les animaux avait enjoint de sortir des frontières de son royaume à ceux qui étaient privés de l'honneur de porter une queue. Epouvanté, le renard se préparait à partir pour l'exil. Déjà il pliait bagage.
Comme le singe, ne considérant que l'ordre du roi, disait que cet édit ne concernait pas le renard, qui avait de la queue, et à revendre :
« Tu dis vrai, dit celui-ci, et ton conseil est bon, mais comment savoir si entre les animaux dépourvus de queue le lion ne voudra pas me compter au premier rang ? »
Celui qui doit passer sa vie sous un tyran, même s'il est innocent, est souvent frappé comme coupable.





Et voilà ! Un avis ? ^^ Vous trouverez tout sur Jean de La Fontaine, ainsi que l'intégralité de ses fables en ligne ici !

Par Lya
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